L’hebdo Marianne publie en avant première les bonnes pages du livre Le monde selon K.,du journaliste Pierre Péan , consacré au ministre Bernard Kouchner. Il décrit ses activités rémunérées de conseil dans le passé, auprès des autorités gabonaises, dont le président Omar Bongo est un pilier de l’influence française en Afrique. Il accuse le chef de la diplomatie française d’être intervenu auprès d’Omar Bongo le 25 mai 2007, alors qu’il était déjà nommé à la tête du Quai d’Orsay, pour demander le paiement de 800000 euros de factures établies par deux sociétés de conseil, Africa Steps et Imeda, créées en 2002 par deux proches de Kouchner. Outre que l’un deux a été nommé dès la nomination de Kouchner,ambassadeur extraordinaire à Monaco,on peut raisonnablement s’interroger sur la compatibilté du pouvoir politique avec l’affairisme.
A la fin des années 1990, Dominique Strauss-Kahn avait été mis en cause pour la facturation de ses honoraires d’avocat au groupe Vivendi. En droit, cette facture ne posait pas de problème, correspondant à un travail dûment effectué. Mais elle constituait néanmoins une pratique discutable en regard de la déontologie politique.
A gauche certains comme le député PS Arnaud de Montebourg, demandent des explications, alors que Martine Aubry,manquant sans doute de prudence, atteste de l’honnêteté de l’ex « socialiste »Kouchner .
DLe cumul, par Jean-François Copé de ses mandats politiques et de son activité d’avocat avait suscité aussi des interrogations.Mais à droite, le mélange des affaires et du pouvoir sest naturel.
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